
Hier
jeudi, dans les locaux du département d’Etat américain, la Secrétaire d’Etat
Hillary Clinton (ministre des Affaires étrangères) a présidé la cérémonie
d’ouverture du Forum AGOA 2012 à proprement parler, devant un parterre de personnalités
au nombre desquelles le Premier ministre ivoirien, Jeannot Kouadio-Ahoussou.
Belle occasion pour la chef de la diplomatie américaine d’annoncer devant le
chef du gouvernement ivoirien dont le pays est à l’honneur à cette édition 2012
du Forum AGOA, la tenue prochaine à Abidjan, d’une table ronde qui sera consacrée,
entre autres sujets, à la réouverture de la Chambre de Commerce Américaine
fermée en raison de la crise.
En
plus de cette bonne nouvelle, Hillary Clinton a annoncé la signature d’une
nouvelle directive, en date du 14 juin 2012, par le Président Barack Obama,
dans le cadre des relations économiques avec l’Afrique subsaharienne.
Quoi
de plus pour rassurer le Premier ministre Jeannot Kouadio-Ahoussou qui, au nom
de la côte d’Ivoire, assistait à cette cérémonie inaugurale en compagnie du
ministre du Commerce Dagobert Banzio et du gouverneur du District de
Yamoussoukro, Augustin Thiam, tous deux membres de la forte délégation
ivoirienne qu’il a conduite aux Etats-Unis depuis le 9 juin 2012.
A
la satisfaction de tous, Mme Clinton a révélé que tous les pays qui ont
bénéficié de l’AGOA, au cours des dix années de sa mise en œuvre, ont multiplié
leurs exportations vers les USA par six (06) dans cette période, avec une
incidence de plus de 300 mille emplois créés, directement liés à l’AGOA.
Un
bilan donc bien positif mais qui, de l’avis de cette dernière ainsi que du
vice-conseiller du Président chargé des questions de sécurité, Michael Froman et
du Représentant au Commerce extérieur, Ronald Kirk, aurait pu être meilleur.
Car diront-ils, l’AGOA, qui est une loi figurant parmi les mesures prises par les Etats-Unis au
bénéfice des pays africains pour permettre aux entreprises du continent
d’exporter sans droits de douane sur le marché américain, n’a pas été suffisamment
exploité ; de leur constat, les opportunités offertes par l’AGOA n’ont été
exploitées qu’à hauteur de 8%.
Devant
cette situation, dans un franc-parler, Ronald Kirk a interpellé les
gouvernements africains sur leur responsabilité, les invitant à assainir
l’environnement des affaires dans leurs pays respectifs, pour remplir ainsi les
conditions de l’AGOA en vue d’en bénéficier au maximum. Assainir
l’environnement des affaires, c’est notamment mettre fin aux tracasseries
routières, à la corruption, aux pots de vin et à tous autres comportements nuisibles
au commerce.
Créé
pour fonctionner jusqu’en 2015, le dispositif AGOA pourrait être reconduit
au-delà de cette échéance ; c’est aussi une des bonnes nouvelles annoncées
par les officiels américains au cours de cette session inaugurale du Forum AGOA
2012.