
Pour la première fois aux
Etats-Unis, la Côte d’Ivoire a organisé la journée de promotion dénommée Doing
business in Côte d’Ivoire. Ce,
grâce à un partenariat avec le Corporate council on Africa (CCA). La Côte
d’Ivoire s’est offert cette tribune à l’hôtel Marriott Wardman de Washington où l’occasion lui a été donnée de
parler au secteur privé américain, dans le cadre du Forum AGOA de Coopération
économique et commerciale entre les USA et l’Afrique subsaharienne dont cette
édition 2012 est axée sur les infrastructures.
Le Premier ministre
Jeannot Kouadio-Ahoussou, le ministre du Commerce, Dagobert Banzio, le ministre
d’Etat, ministre de l’Industrie, Moussa Dosso et d’autres institutionnels se
sont succédé au micro pour présenter la Côte d’Ivoire comme l’une des
meilleures plateformes d’investissement dont regorge l’Afrique, si elle n’est
la meilleure.
Ouvrant la série des
allocutions, devant les hommes d’affaires, invités de l’Apex-ci et du partenaire américain,
Jeannot Kouadio-Ahoussou, le chef du gouvernement ivoirien a eu cette phrase
forte : «Le Président de la
République m’a dit de venir vous informer que vous devez croire en la Côte
d’Ivoire… Venez y investir parce que le retour sur investissement est garanti».
Poursuivant, il a donné des gages politiques aux investisseurs américains non
sans leur décrire les atouts de la Côte d’Ivoire : la bonne gouvernance,
la lutte contre la corruption etc. Au-delà, la délégation ivoirienne a mis en
avant les réformes institutionnelles engagées par le gouvernement à l’effet de
créer un environnement propice aux affaires dont la création des tribunaux de commerce pour
éviter les longs procès, un guichet unique pour la célérité des formalités de
création d’entreprises. En outre, un
nouveau code des investissements plus attractif a été élaboré, etc.
Les
domaines d’investissement
A cela, il faut noter la
diversité des secteurs d’activité dont les infrastructures. Notamment l’autoroute
Yamoussoukro Bouaké d’un coût de 268 milliards assortie d’une option BOT ;
le projet d’interconnexion ferroviaire Côte d’Ivoire-Burkina Faso-Mali-Niger
qui nécessite des travaux de réhabilitation et de construction de nouveaux
tronçons. Le tout estimé à 3000 milliards de francs ; le projet de train
urbain d’Abidjan d’un coût de 95
milliards de francs ; la construction de gares lagunaires à Mossikro
(Attékoubé), Niangon-Lokoua et Koumassi Nord-Est ; des gares routières
modernes prévues dans cinq pôles de développement du pays. Il s’agit de
Yamoussoukro, Bouaké, Korhogo, Man et Bondoukou. Le Port d’Abidjan offre à lui
seul, quatre projets : la construction d’un deuxième terminal à conteneurs
au quai sud (136 milliards de francs) ; le remblaiement de de la baie
lagunaire de Bietry-Vridi en vue de la
création de terrains (157,5 milliards de francs) ; l’élargissement
et l’approfondissement du canal de Vridi ; la création d’une zone franche
sur l’île Boulay. Ce qui implique la construction d’un pont. Coût total du
projet : 515 milliards de francs. Le directeur financier du Port autonome
a effectué le déplacement pour honorer les échanges B to B.
Dans l’optique de
conforter l’activité de transbordement du Port d’Abidjan dans la sous-région,
une plate-multimodale sera réalisée à Ferkessédougou et comprendra un dépôt
d’hydrocarbures, un abattoir et un espace d’échange commercial.
Dans ce secteur d’hydrocarbures, le gouvernement prévoit
l’installation d’un terminal de stockage et de regazéification à Abidjan. Coût
de l’opération 225 milliards de francs. Un pipeline multi-produits pétroliers
Abidjan-Ferké et un terminal de stockage massif d’hydrocarbures font partie des
projets présentés aux investisseurs américains par la délégation du Premier
ministre. Coûts respectifs : 120 milliards de francs et 498 milliards de
francs.
Autres projets présentés
aux hommes d’affaires américains :
la réalisation de nouvelles zones industrielles à Abidjan ; l’installation
d’unités de transformation de la noix de cajou (5), de fruits et légumes (5) et
de céréales (5).
Pendant un peu moins
de 4 heures d’horloge, les panélistes se
sont évertués à éclairer les hommes d’affaires présents. Aussi peut-on conclure
que l’espoir est permis quant aux retombées de cette session promotionnelle de
la Côte d’Ivoire à Washington. Il ne peut en être autrement si on s’en tient
aux propos du président du Corporate
Council on Africa (CAA), Stephen Hayes, co-organisateur de l’événement. Il
s’est engagé à soutenir la Côte d’Ivoire
en participant au suivi des projets. Il compte honorer dès que possible son
vieux projet de visite en Côte d’Ivoire. Certainement que ce sera l’occasion
pour lui d’échanger avec le Président Alassane Ouattara qu’il dit «très
doué».