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Publié le 16/04/2011
Le Premier Ministre, Ministre de la Défense, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, explique à la Communauté Nationale et Internationale, l'arrestation de l'ancien Chef de l'Etat, Laurent GBAGBO

Par le présent communiqué, le Premier Ministre, Ministre de la Défense, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, explique à la Communauté Nationale et Internationale, l'arrestation de l'ancien Chef de l'Etat, Laurent GBAGBO et, face aux exactions et pillages généralisés des biens, il partage les souffrances des populations et les rassure.

1.    L’ARRESTATION DE MONSIEUR LAURENT GBAGBO


Il y a eu trois (03) principaux acteurs :

  •   Les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire ;
  •    L’ONUCI et la Force Licorne ;
  •    Les Populations Civiles Ivoiriennes.

a)    LE ROLE DES FORCES REPUBLICAINES

Parties de l’intérieur du pays, les Forces Républicaines ont conquis et occupé toutes les villes pour se retrouver aux portes de la ville d’Abidjan que Laurent Gbagbo a érigée en une véritable forteresse.

Mais le courage et la détermination a permis aux Forces Républicaines d’asphyxier les miliciens et mercenaires en maîtrisant les deux tiers de la vaste commune de Yopougon et en consolidant leur présence depuis la sous-préfecture d’Anyama jusqu’à la Riviera 2, en passant par la commune d’Abobo, pour établir solidement une ligne infranchissable reliant ‘‘Carrefour Palmeraie - Ecole de Police - Carrefour de la  vie - Pont du Lycée Technique - GSPM de l’Indénié - Mairie d’Adjamé - Quartier Boribana situé derrière l’Hôtel Sébroko’’.

Les Forces Républicaines ont obtenu ces acquis sans appui ni de l’ONUCI ni des Forces Françaises de l’Opération Licorne.

Par son Communiqué n° 038 du 10 avril 2011, le Premier Ministre, Ministre de la Défense, a fait un point exhaustif de la machine à tuer de Laurent Gbagbo :

  •   des dizaines de chars et Orgues de Staline ;
  •   des centaines de véhicules 4X4 surmontés tous de
  •   mitrailleuses 14,5 et 12,7 mm ;
  •   des centaines de mortiers et LRPG7 ;
  •   des milliers de roquettes.

Tout cela mis par Laurent Gbagbo à la disposition de milliers de mercenaires recrutés aux quatre coins du monde et de miliciens formés sur place depuis 2000, date de son accession au pouvoir.

Sous la pression sans cesse grandissante des Forces Républicaines, les miliciens et mercenaires s’en prenaient, à visage découvert, aux populations civiles qu’ils exécutaient systématiquement.

Au cours des cinq derniers jours, du jeudi 07 au lundi 11 avril 2011, les mercenaires et miliciens ont tué cent quarante six (146) personnes. Ce chiffre ne prend pas en compte les personnes disparues dans la même période.

Face à cette tragédie, la Communauté Internationale maintes fois interpellée pouvait-elle observer la situation sans réagir ?
  
b)    LE ROLE DE L’ONUCI ET DE LA FORCE LICORNE

En application de la Résolution 1975 du 30 mars 2011 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, les Forces de l’ONUCI et la Force Licorne ont apporté seulement un appui aérien en détruisant au sol les dizaines de chars et autres armements lourds de Laurent Gbagbo.

Les frappes aériennes ont été intensifiées du dimanche 10 au lundi 11 avril 2011.

Dès l’arrêt des frappes, le lundi 11 avril 2011, aux environs de 11 heures, les troupes à pieds constituées uniquement des soldats des Forces Républicaines, déjà prêts aux alentours de la résidence présidentielle, y ont fait leur entrée pour capturer Laurent Gbagbo.

Alors, ni les troupes de l’ONUCI ni les soldats Français de l’Opération Licorne n’ont mis pieds à l’intérieur de la résidence, même pas dans le jardin de cette résidence.
 


c)    LE ROLE DE LA POPULATION CIVILE

Dans une guerre, le facteur population jour un rôle essentiel.

En effet, la population présente sur le théâtre des opérations est soit favorable, soit défavorable.

La population est capable du meilleur comme du pire pour une troupe. Elle est capable du meilleur lorsqu’elle est favorable à la troupe ; en revanche, elle est capable du pire lorsqu’elle est défavorable à la troupe.

Dans la bataille d’Abidjan, les populations, tout bord politique confondu, même celles qui ont voté pour Laurent Gbagbo dans leur grande majorité, fatiguées de la souffrance que Laurent Gbagbo leur a imposée, ont fini par soutenir les Forces Républicaines en leur fournissant des renseignements dont certains ont favorisé la découverte de plusieurs caches d’armes et munitions de Laurent Gbagbo, ce qui a permis d’affaiblir les mercenaires et miliciens.

En attendant des moments solennels, le Premier Ministre, Ministre de la Défense, exprime sa satisfaction et adresse ses vives félicitations et sincères remerciements aux troupes de l’ONUCI, aux troupes françaises de l’Opération Licorne ainsi qu’aux populations civiles.


2.    LE NOUVEAU DEFI

Laurent Gbagbo a certes été capturé, dans les conditions voulues par son Excellence Monsieur le Président de la République, mais les Forces Républicaines ont encore du travail. D’ailleurs, le plus dur ne commence-t-il pas maintenant avec ces milliers de mercenaires et miliciens auxquels s’ajoutent ces centaines de bandits de grand chemin que Laurent Gbagbo a fait libérer délibérément de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) et armer ?

Au lieu de reconnaitre leur défaite, tout comme Laurent Gbagbo, lui-même, et s’interroger sur leur avenir parce que leurs commanditaires sont en fuite, mercenaires, miliciens et soldats pro-Gbagbo parcourent les sous-quartiers des communes où les Forces Républicaines ne sont pas encore présentes pour piller et commettre des exactions. De leurs cachettes, des caciques du clan Gbagbo continuent d’inciter à la haine ethnique, tribale et religieuse.  

De toutes les façons, ils sont activement recherchés par les Forces Républicaines.

Dans son communiqué n° 038 du 10 avril 2011, le Premier Ministre, Ministre de la Défense, s’est dit convaincu que Laurent Gbagbo ne pouvait, devant Dieu, gagner la guerre. Et seulement le lendemain, c'est-à-dire le 11 avril 2011, les Forces Républicaines ont capturé Laurent Gbagbo vivant.

Aujourd’hui encore, tout en partageant les souffrances des populations, il leur promet qu’il met tout en œuvre pour leur redonner la joie de vivre.

D’ores et déjà, les monstrueux monuments que le clan Gbagbo a construits à travers les communes d’Abidjan, sont en train d’être détruits. Les fondations de ces monuments renferment des ossements humains. Tous seront détruits. Certains le seront spécialement en présence des ONG Nationales et Internationales, des Organisations des Droits de l’Homme et de Médecins Légistes.

Les patrouilles sont multipliées pour tisser une véritable toile de ratissage à travers toutes les communes.        



                            Fait à Abidjan, le 12 avril 2011

                            P/Le Ministre de la Défense
                                       Le Porte-parole    


                                        Capitaine ALLA Kouakou Léon


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